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Singham - Film (2011)

Film de Rohit Shetty Action, policier et drame 2 h 23 min 22 juillet 2011

Suite à des accusations de corruption, un inspecteur de police se tue, laissant derrière lui femme et enfants. Sa veuve tente alors de réhabiliter la mémoire de son mari et accuse un gangster. Ce dernier, humilié, utilise son influence dans le but de terroriser un agent de police fraîchement transféré.

Film Singham - Film (2011)
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Ça commence par un flic qui se tire une balle dans sa tête parce que tout le monde il dit qu'il est corrompu. Avant il dit a sa femme que en fait il est pas corrompu. Je suis pas une tarlouze mais j'avoue que j'ai un peu pleuré tellement c'est beau. Apres on voit une scène ou un moustachu hyper musclé sort de son bain. Sauf que lui quand il sort de son bain, il y a des types qui jouent du tambour et des dizaine de biatch qui dansent autour de lui. Et lui, il marche au ralenti, genre "j'en est rien à foutre". On se demande comment c'est quand il va aux toilettes... En fait le moustachu c'est le héros. Avec sa moustache et sa raie sur le coté, on se dit qu'il ressemble plus à un vendeur de rose de la gare du Nord, mais en fait c'est un keuf indien hyper-badass. Au début, on le voit exercer son travail quotidien de gardien de la paix. Quand il rencontre un méchant qui trouble l'ordre public, il lui marave la face à coup de ceinture, et lui dit qu'être méchant c'est pas bien et qu'il faut mieux être gentil. On ne plaisante pas avec la justice. Un jour, Singham, il rencontre une fille, et il tombe amoureux d'elle. Du coup, pour montrer qu'il l'aime, il met des polos et va regarder l'horizon en la prenant dans ses bras. J'ai encore un peu pleuré, là aussi. Mais je suis pas une tarlouze, hein ! Un moment, il y a une bande de méchants qui embête la meuf de Singham. Alors lui il enlève sa chemise et marave la des méchant face au ralenti. On ne se moque pas de la meuf à Singham. Sauf qu'il y a une méchant politicien qui ressemble à Laurent Fontaine de "il y a que la vérité qui compte" mais en Indien qui fait rien qu'à embêter Singham. Mais lui il peut rien faire, parce qu'il a corrompu toute la police. Du coup, Singham il dit aux policiers corrompus que la corruption c'est pas bien et que le travail d'un policier, c'est de maraver la face des méchants. Alors, les policiers, ils arrêtent de protéger Laurent Fontaine, et Singham il va maraver la face des hommes de Laurent Fontaine à coup de lampadaire. A la fin (SPOIL), Singham il va chercher Laurent Fontaine pour lui maraver la face, mais il s'enfuit. Alors Singham il le poursuit et avec l'aide des policiers qui sont devenu gentils, il réussi à l'attraper. Après, il met une balle dans la tête à Laurent Fontaine. C'est ça la justice en Inde. Pas de quartier pour les méchants. Après, Singham, il devient un héros et il marche au ralenti devant tous les journalistes en mode "j'ai sauvé le monde, mais je ai rien à foutre". Après c'est la fin. (FIN DU SPOIL).

Bon ça, c'est pour le synopsis. C'est tellement n'importe quoi, que ça en devient marrant. Je n'avais jamais regardé de film de Bollywood jusqu'à présent. Les chansons, les couleurs, c'est pas mon truc. Mais après avoir vu un extrait hallucinant sur youtube, je me suis dit que ce film était fait pour moi. Vous vous êtes toujours dit que les films d'actions d'hollywood étaient débilent, racoleur et bas du front ? Ce n'est rien à coté de "Singham". "Singham", c'est le film qui ferait passer du Michael Bay pour du Haneke et Ajay Devgan réduirait Chuck Norris au même rang que François Cluzet. Je cois n'avoir jamais vu une mise en scène aussi racoleuse. La moitié des plans sont inclinés, il y a des zooms de partout, des contre-plongée, des grands-angles, des effet de slow-motion en veux tu en voila... Bref, je vous conseille de prendre un médicament contre le mal de mer avant de commencer le visionnage de "Singham". Chaque scène est prétexte à exhiber tous ces effets de styles, y compris lorsqu'il ne se passe rien. Par exemple, dès que Singham enfile ses lunettes, on a le droit à de la musique à toute berzingue et à des dizaines de plans au ralentit. Et c'est la même chose quand il marche, quand il sort de sa voiture, quand il se met de l'eau sur le visage, ou qu'il enlève sa chemise. Avec autant de ralentit, pas étonnant que le film soit si long. Mais il faut reconnaître, que pour les scènes de bastons, le réalisateur fait preuve d'une imagination débordante. C'est un peu n’importe quoi, mais c'est tellement jouissif. Ça me rappelle un peu les bastons que j'imaginais à l'époque ou je jouais avec mes action-man. Sinon, on retrouve pêle-mêle, du comique genre "strabisme et tarte à la crème", une histoire d'amour larmoyante über-niaise et des dialogues totalement improbables. Bref, c'est très drôle à regarder.

Mais le gros problème de Singham, c'est sa durée. Passé l’émerveillement whatthefuckersque des premières scènes, on commence à s'ennuyer ferme. Un nanard, n'est bon que quand il dure moins de 1h30. Là on a le droit à 2h20 de kitsch et de portnawak cinématographique. C'est trop !

J'ai du mal à croire que ce film a été réalisé au premier degré, tellement tout est énorme. Une chose est sur, j'ai beaucoup rit pendant la première heure. Mais si je peux vous donner un conseil, c'est de passer en accélérer les scènes de blabla et regardez uniquement les bastons ! Voir un moustachu qui corrige des malfrat à coup de lampadaire, c'est sans doute se qui se rapproche le plus du paradis.