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Evergreen et les dérives du progressisme - Documentaire (2019)

Documentaire de Sanglier sympa Comédie dramatique 50 min 8 juillet 2019

Documentaire sur l'hégémonie progressiste dans l'université de Evergreen à Olympia dans l'Etat de Washington. Quand l’Amérique gauchiste vomit sa culpabilisation sur le monde occidental.

Film Evergreen et les dérives du progressisme - Documentaire (2019)
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J'ai découvert l'existence de ce documentaire grâce au passage d' une membre de la communauté sur un de mes billets. Et comme une certaine curiosité me pousse à m'intéresser à mes contemporains, je suis allé vagabonder sur son profil, et lire quelques avis de son cru.

Ses centres d'intérêts ne sont pas forcément les miens, mais sa chronique de Evergreen et les Dérives du Progressisme a nourri, en moi, une envie de découverte. De partir en expédition sur des terres qui semblent glissantes, le documentaire se retrouvant par exemple dans une liste de prévention de la peste brune sur le site.

Voilà donc que le masqué vire facho, tu vois...

Ou l'est déjà, va savoir...

Sauf que, naïf et ingénu que je suis question idéologie nauséabonde, je n'étais guère au fait de l'odeur de sulfure supposée entourant l'entreprise ou son réalisateur au nom rigolo, ni de ce que celui-ci déchainait sur les réseaux asociaux.

Mais être facho sans le savoir, est-ce excusable ?

Tout cela pour dire que Evergreen et les Dérives du Progressisme, je l'ai abordé comme on aborde un reportage Cash Investigation avec la grosse Lucet, partagé entre hallucination et goût du malsain, entre abattement et colère silencieuse.

Les cinquante deux minutes virent parfois au rabâchage, elles ne font guère mystère de l'orientation de son auteur, qui pratique assez régulièrement un amalgame faussement confus entre extrême gauche et extrême malice des débordements idéologiques du pouvoir exercé par le social justice warrior de base.

Mais avant de vous déchaîner en commentaire, je vous invite à lire quelques réflexions tirées tout droit de certains moments bigger than life d'une oeuvre qui moi, m'a terrifié :

« Seuls les blancs peuvent être racistes. »

« Le racisme dépend des blancs qui sont vraiment très gentils avec tout le monde et qui avancent dans leur vie. Soyez gentils et continuez. Et rien ne changera, rien ne sera interrompu. Vous soutiendrez la situation par défaut. Et le défaut, c'est la reproduction de la blanchité et de la suprématie blanche. »

« Désolé, mais ta liberté d'expression est moins importante que les vies des noirs, trans, femmes et étudiants dans ce campus. »

Un campus digne, donc, du cauchemar des pires films de science-fiction, digne des pires uchronies fascistes ou des bégaiements de l'Histoire les plus atroces. Où le nécessaire bon sentiment qui anime la lutte contre la discrimination se trouve subverti en un faux prétexte irriguant une théologie sectaire du chaos.

Car il n'est plus question de mettre fin au racisme, et de faire en sorte que chacun bénéficie du même privilège, de la même dignité.

Non.

A Evergreen, il est tout simplement question de cibler la blanchité et autres fadaises à base de privilège blanc, et d'utiliser la violence pour inverser le rapport de force : ceux qui se vivent comme oppressés se muent en oppresseurs. Foin de partager ce qui est dénoncé comme un privilège, ce qui est identifié comme progressiste, on ne veut que dégrader et traîner dans la boue, comme dans une vengeance aveugle, les « privilégiés de la blanchité »...

Dans un campus aux allures de micro société intégriste, décrit dans une réunion qui fait froid dans le dos. Et on y humilie publiquement, on interdit à celui, qui est désigné de manière simpliste comme l'ennemi, de se défendre et de faire appel au raisonnement.

D'anciens élèves disent même qu'à Evergreen, il est impossible d'exprimer publiquement son opposition au système, sous peine d'être effacé, de se faire tomber dessus, sous peine d'être déclaré invisible ou ennemi du camp du bien.

Autant dire que de tels partisans de la pensée binaire et agressive, voire ultra prédatrice, auraient évolué comme des poissons dans l'eau des sinistres remugles des années 40 ou de l'extrême droite décomplexée.

Même combat au final : on ne déteste jamais aussi fort que son frère de lait...

Evergreen se mue donc en terre nourricière des clivages entre noir et blanc, simplistes et mortifères : oppresseur / oppressé, blanc / minorité de couleur, cisgenre / transgenre, homo / hétéro, bien / mal... Et surtout, le camp des oppressés n'a pour unique but que désigner l'ennemi à la vindicte, celui qui est doté de tout ce qu'ils jugent comme des privilèges.

Victimisation à outrance, hystérisation des attitudes, pressions, intimidations, débordements from outer space, négation de la liberté d'expression ou même de défendre un point de vue, Evergreen et les Dérives du Progressisme s'envisage ainsi comme une illustration de la régression à l'âge des cavernes de la pensée et du raisonnement, de la violence morale la plus pure, de l'excommunication agressive déployée par de dangereux guerilleros illuminés qui n'en ont finalement jamais eu grand chose à foutre de leur alibi humaniste.

Mais ce qui est le plus effrayant, finalement, dans ce campus où la démission est collective, où la soumission aux idéaux dévoyés une religion de la terreur et du fanatisme, c'est la propagande, le mensonge et la déformation des faits, la diffamation, les humiliations publiques et la négation totale d'une quelconque dignité humaine.

La peste brune du fascisme est aussi à chercher derrière les alibis d'un progressisme qui n'en a que le nom. Et l'hypocrisie...

Behind_the_Mask, qui, de toute façon, n'aime que les blondes aux yeux bleus.