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DanMachi Movie: Arrow of the Orion - Long-métrage d'animation (2019)

Long-métrage d'animation de Katsushi Sakurabi Action, animation, comédie 1 h 22 min 2 juin 2019

La ville d'Orario est en effervescence pour la fête lunaire, célébrée depuis bien avant l'ère des dieux. Bell Cranel, aventurier émérite et Hestia, sa déesse et partenaire, sont au cœur des festivités. Le clair de lune dissipe les ténèbres nocturnes et éclaire stands et spectacles. Très haut dans le ciel, loin de l'agitation de la cité, l'astre attend la naissance d'un héros, et le début d'une nouvelle quête.

Film DanMachi Movie: Arrow of the Orion - Long-métrage d'animation (2019)
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Situé entre les deux premières saisons, DanMachi : Arrow of the Orion est un film réalisé par Katsushi Sakurabi et scénarisé par Fujino Omori (l'auteur des light novel ; donc gage de cohérence ?) nous contant une aventure inédite de Bell Cranel et de ses compagnons. Et dans l'attente d'une troisième saison, cette production est tout simplement un cadeau ! D'autant plus que si la série animée nous avait proposé des aventures exclusivement intrinsèque à la cité d'Orario - même si les derniers épisodes de la saison 2 se permettaient un petit écart - ici, on quitte les murs de la cité pour aller explorer le vaste monde.

Ainsi, Bell Cranel, après avoir été choisi par la divinité Artémis comme champion, est amené à aller terrasser Antarès, une créature qui menace l'équilibre et la stabilité du monde. Voilà, pas plus de spoil.

La volonté de réaliser un film sur cet univers est une excellente idée car permettant d'ouvrir et d'approfondir l'univers créé par Fujino Omori. Et du lore, s'il n'y a que quelques nouvelles brides, nous en sommes tout de même satisfait, ne serait-ce que grâce à la sortie de Bell de la cité-labyrinthe pour découvrir le nouveau monde. De nombreux points sont également mis à jour concernant le panthéon divin et la présentation d'une nouvelle Familias ajoute de la consistance à l'univers, sans parler des traditions et coutumes auxquelles Orario se plie. Donc certes, côté lore, on est plutôt bien servi mais pour l'histoire, elle ne repose pas entièrement sur cet élément ! Concrètement, nous avons pas forcément une intrigue originale pour le genre malgré une ribambelle de clins d’œil, notamment sur la manière dont Bell est choisi comme élu d'Artémis : en ôtant une épée d'un rocher, ce qui n'est pas sans rappeler, bien évidemment, le conte arthurien. Mais sauver le monde d'une entité maléfique, c'est déjà vu. Fort heureusement, le film parvient à jouer avec son enjeu et rend le tout intéressant, apportant une bonne dose de tension et de révélation - même si cette dernière se révèle un peu réchauffée car quelque peu prévisible. Malgré tout, on reste sur un scénario classique mais efficace, apportant des touches émotionnelles fortes, des situations plaisantes et toujours aussi cocasses pour cet animé mais également offrant des facettes encore inconnues de certains personnages.

Et les personnages justement ! Il serait plus facile de dire ceux qui n'apparaissent pas au cours de cette aventure : personne, puisque tout le monde est présenté au moment une fois (excepté une ou deux rares personnes telles que Mama Mia). Du brigand reconverti de la première saison jusqu'à la déesse Freyja en passant par des personnages présentés dans la série Sword Oratoria. Concrètement, il y a pas grand chose dire de ce côté là et on pourrait même se laisser à penser que le film n'est là que pour offrir un panorama complet des différents protagonistes de l'univers. Je veux dire, on aperçoit même Haruhime (l'enjeu de la deuxième saison). Bien évidemment, c'est un plaisir sans nom de retrouver, ne serait-ce que les grandes figures : Bell Cranel (normal, c'est le héros), Lili, Welf, Hestia, Ryû et Hermès - qui ont prouvé depuis longtemps qu'ils étaient des personnages attachants et pleins de surprises. Tandis que la figure d'Artémis, nouvelle déesse, amène quelques interrogations. Si le personnage est fort sympathique, sa relation avec Bell est quelque peu étrange dans le sens où ces derniers s'attachent bien trop rapidement à mon goût (on parle tout de même de l'aventurier qui à fui un nombre incalculable de fois Aiz Wallenstein et qui est toujours affreusement gêné lorsqu'il est avec une personne du sexe opposé). Néanmoins, ce duo es un délicieux vecteur de jalousie et l'on demeure donc dans l'esprit de la série avec une Hestia bien trop protectrice vis-à-vis de son Enfant. En clair, on ne peut que s'attacher au duo Bell-Artémis qui est d'ailleurs les seuls personnages à vraiment évoluer dans le film et c'est un peu dommage. On voit bien certains points de caractère abordé, notamment chez Hermès, mais ça reste minime. Et bien évidemment, suivant les aventures et le point de vue de Bell, on passe à la trappe quelques figures pourtant charismatiques. C'est le cas de la Princesse à l'épée Aiz Wallenstein. Mais son cas est un peu plus problématique dans le sens où on a l'impression de vouloir la faire apparaître à l'écran mais sans trop savoir quand. Si sa présence au début du film est agréable, ses diverses autres apparitions où elle figure quelques secondes à l'écran sont peut-être mal amenées (ce qui n'est pas sans rappeler une (in)utilité proche de l'OAV de la première saison). Dans le même cas, même si j'attribue sans hésiter une mention spéciale, nous avons le retour de Léfiya Viridis, protagoniste principal de Sword Oratoria (qui semble d'après des rumeurs avoir laissé de marbre de nombreux spectateurs mais moi, je la trouve intéressante). Elle suit les apparitions de Aiz et disparaît donc assez rapidement mais sa première apparition est tout simplement délicieuse, au point où je me suis mis à espérer une série, un OAV, un jeu, un film... un truc où on aurait une histoire mettant en scène Bell et cette dernière. Mon dieu, que ça pourrait être génial ! Ainsi, nous avons un large éventail de personnages qui sera grandement satisfaire les fans inconditionnels. On pourra regretter le faible nombre de protagoniste à évoluer ou à offrir une facette inédite et intéressante de leur personnalité.

Pour l'animation, on reste sur du même calibre que ce que la série propose. C'est agréable à regarder, c'est plutôt beau et ça fait le café. Néanmoins, on observe toujours cette récurrence dans les productions japonaises (même si je suis certain qu'elle n'est pas uniquement cantonnée à ces dernières), à savoir l'association d'éléments en 3D un peu bizarre au reste des plans. Ça permet de détacher des éléments pour les mettre en valeur mais je trouve le procédé encore un peu flou pour m'y habituer totalement. Autrement, l'animation est fluide et respectable.

Pour les musiques, on garde à la composition Keiji Inai qui s'occupait de la bande son des premières saisons et outre quelques chants bienvenus, je dois avouer ne pas avoir entendu énormément de nouveautés intéressantes. On demeure sur une musique agréable mais pas franchement révolutionnaire.

DanMachi : Arrow of the Orion est un sympathique film que les fans apprécieront à sa juste valeur et qui propose un second souffle par rapport à la série animée. Si l'histoire est prenante en de nombreux point, on ne peut s'empêcher de penser que le film est avant tout une façon de concentrer tous les personnages possibles et imaginables en un seul endroit. Si cela peut flatter, il n'y a de nombreuses occurrences qui tombent à l'eau à cause de la structure mise en place. C'est un plaisir sans nom de retrouver cet univers sous le format grand écran et cela nous prouve que ce dernier a encore beaucoup a nous apprendre, pour notre plus grand bonheur. Une expérience qu'il serait sympathique de renouveler afin de s'attarder sur d'autres points, comme par exemple une possible association Bell Cranel-Léfiya Viridis ; oui, à présent, je ne vais avoir que ça en tête... Merci beaucoup le film ! Et n'oubliez pas que la Fantasy nous appartient !