oxtorrent
Accueil » Serie » The Booth at the End - Série (2011)

The Booth at the End - Série (2011)

Série de Christopher Kubasik Drame 2 saisons (terminée) City 25 min 11 juillet 2011

Un mystérieux personnage se tient sur la banquette au fond d'un diner. Des gens viennent le voir avec un voeu, l'homme peut faire en sorte qu'il se réalise, en échange d'une certaine tâche...

Film The Booth at the End - Série (2011)
SERVEUR 1

Au vu du nombre de séries qui sont produites chaque année, il parait bien compliqué aujourd’hui de tomber sur un concept original et novateur. Moyens parfois pharaoniques, de la star à la pelle, des genres revisités à toutes les sauces, sans compter les remakes quand on est à court d’idées (coucou les américains), il y en a, normalement, pour tous les goûts, mais avec souvent, une sensation de déjà-vu difficile à ignorer.

En 2011, Chris Kubasik, auteur australien, met sur pied un étonnant projet : The booth at the end, un huis-clos au budget ne dépassant clairement pas le PIB du Burkina-Faso. Un décor unique, une table de café-restaurant (celle du fond, tant qu’à faire), une réalisation des plus simplistes et des dialogues. Rien d’autre.

Un homme, assis sur l’une des banquettes du café, et muni d’un cahier, reçoit des visites. Si l’on ne sait rien de cet homme mystérieux (si ce n’est qu’il doit probablement avoir le tænia, vu qu’il passe son temps à manger), on comprend qu’il est à même de réaliser les souhaits des personnes venant le voir, en échange d’une mission qu’il leur confie. Les visiteurs sont différents les uns des autres et leurs motivations le sont tout autant : des plus futiles, semble-t-il (une jeune fille souhaite être plus jolie, un homme veut rencontrer la fille de ses rêves vue dans un magazine) au plus lourdes (un homme désire sauver son fils atteint de maladie incurable ou une vieille femme espère le retour de son mari, atteint d’Alzheimer).

Les missions confiées par l’homme (impeccable Xander Berkeley, vu dans 24), en échange de l’accomplissement des souhaits de chacun, sont elles aussi diverses. Piochées au hasard dans ce mystérieux carnet, elles vont de protéger la vie d’une petite fille, à poser une bombe dans un endroit bondé et provoquer des morts certaines. Les choses se compliquent lorsque certaines de ces tâches se croisent, sans que les protagonistes n’en aient la moindre idée. Jusqu’où ces gens sont-ils prêts à aller pour réaliser leur rêve et obtenir ce qu’ils désirent le plus ? Quels obstacles sont-ils à même de franchir ? Quelles sont les limites qu’ils s’imposent ?

L’homme est intransigeant : il souhaite avoir des comptes-rendus réguliers sur l’avancement des missions. Il est avide de détails, prend des notes, veut savoir comment les situations évoluent. Les gens défilent donc, viennent, reviennent et font le point. On comprendra vite l’importance capitale de ces dialogues ininterrompus qui sont l’essence même de cette série subtile, intelligente et vraiment hors du commun.

Impossible d'en dire plus pour ne pas gâcher le plaisir qu'est cette courte série. Faites-lui donc une place dans votre planning ultra chargé : 10 épisodes de 20 mn, ça n'est pas cher payé. Car rendre addict avec un si étrange concept n'est pas chose évidente, mais Kubasik a réussi là où tant d’autres échouent : marquer de son empreinte un spectateur toujours plus avide, toujours plus consommateur mais aussi toujours plus exigeant.