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The Fades - Série (2011)

Série de Jack Thorne Fantastique, drame, fantasy 1 saison (terminée) BBC Three 55 min 21 septembre 2011

Paul est hanté par d'épouvantables cauchemars, et ni son thérapeute ni son meilleur ami, Mac, sont en mesure de l'aider. Pire, le jeune homme commence à voir les fantômes des morts partout, quand l'un des esprits - avide de vengeance - trouve une brèche dans la barrière qui sépare le monde des vivants et celui des morts. Mac et Paul réalisent qu'il leur faut intervenir pour empêcher les fantômes de semer le trouble !

Film The Fades - Série (2011)
SERVEUR 1

The Fades, quand j'ai lu le résumé, je me suis dit « encore une série britannique pour ado du même ordre que Merlin ». Non parce que les séries pour ado, c'est un poil de la merde quand même. Quand on est ado passe encore, mais voir des gens rester fans des Années Collège à 30 ans, c'est un peu étrange. Bon, ça c'est les séries pour ado sentimentales, comme Dawson' s Creek, par exemple.

Et on a les séries pour ado avec de la magie ou du fantastique. Et là, en général, on s'enfonce dans le ridicule. Seul Buffy sort un peu du schéma de ce genre, grâce à un ton décalé qui apparaît dans la deuxième saison.

Souvent, les gars sont dotés de pouvoirs, et ils ne s'en servent même pas pour mater les gonzesses !!! Regardez Smallville : Clark Kent, aka Superman, moi à sa place j'aurai détaillé l'anatomie de toutes mes camarades de classe (enfin, la plupart, y'a des cauchemars qu'il faut éviter) ! Plutôt que de me tripoter devant un catalogue de la Redoute, mes simples souvenirs des heures de cours auraient suffit ! Bon, par contre, rester en cours avec le gourdin, ça doit pas être simple... A se demander comment il a eu son bac, Clarck Kent.

Et Merlin ! Dire que la série est mauvaise serait un euphémisme. Déjà les scénarios sont inexistants, et il y a une noire. Bon, je ne suis pas raciste pour deux sous, mais j'aime une certaines cohérence. Et une moricaude en Angleterre au 6e siècle, j'ai un poil de mal. Et en plus, cette andouille de Merlin, qui dans sa vieillesse bavera tellement devant le con de Morgane qu'il en perdra son intelligence, est ici incapable d'utiliser ses pouvoirs pour profiter de la demoiselle alors même que les hormones en folies de l'adolescence devraient l'inciter à mater tout ce qui bouge.

Bref, je m'attendais à ce genre de truc en lisant le pitch de The Fades : Un jeune gars de 17 ans vaguement geek découvre qu'il peut voir les morts, appelés des Fades. « I can see Dead People ». J'appréhendais le sous Sixième Sens, en fait.

Mais n'écoutant que mon courage et mon désœuvrement du moment, je me mis à regarder cette série, et je tombais de très très haut. Sans me faire mal, je vous rassure.

Le résumé est fidèle à l'histoire. Il s'agit bien d'un adolescent frustré et geek qui peut voir les morts. Sa sœur est une des pouffiasses du lycée, qui le méprise donc avec allégresse et méchanceté et son ami un gros lourdaud encore plus geek que lui. Et il apprends qu'il y a d'autres gens comme lui. Sauf qu'ils disparaissent les uns après les autres...

Et là, on est pas du tout dans une série pour ado. Mais pas du tout du tout. Ou alors on est justement dans ce qui devrait être une série réaliste non pas pour ado, mais sur les ados : on voit les difficultés pour ce jeune garçon de vivre avec sa différence (voir les morts, c'est assez déstabilisant tout de même... Et ça doit pas être plus facile que d'avouer son homosexualité à sa parentelle...). On vit ses premiers émois amoureux (avec la meilleure amie de sa sœur) : attention, c'est une série anglaise, pas américaine, donc ils ne vont pas tourner longtemps autour l'un de l'autre avant que le jeune gars ne soit déniaisé. En plus, la copine est jouée par Sophie Wu, que je trouve vraiment choucarde avec les cheveux courts.

L'ambiance est également assez différente de ce genre de série : pas de bons sentiments, de gentils contre des méchants, de scènes pleines de couleurs. Non... Là c'est glauque. Mais glauque de chez glauque. Limite crade, des fois...

Les réactions des personnages sont logiques, et, pour une fois, un geek réagit comme un geek ! Il se sert des références qu'il a dans les films ou bouquins pour tenir mentalement et psychologiquement ce qui lui arrive (et des galipettes avec Sophie Wu doivent pas lui faire du mal non plus...) En plus, ils citent des vrais références : Alan Moore, Star Trek, etc.

Bref, sans être un chef d’œuvre, je conseille à tous cette série. Mais vraiment. Format britannique, en plus, donc six épisodes par saison, ce qui est une excellente chose selon moi. Une de mes meilleurs découvertes de série fantastique britannique depuis Dead Set.